Un officier de police tir à bout portant sur un élève...Gaston Malah Yougong a failli de peu passer de vie à trépas alors qu'il participait à une manifestation de révendication que menaient les élèves du Lycée techique de Buea.
Par Pierre Alexis Kaptchouang
Une fois encore, les armes de la police ont parlé à Buea. c'était mardi dernier à Molyko. Les élèves du lycée technique étaient descendus dans la rue pour demander la libération de leurs camarades interpellés quelques jours plus tôt et gardés en détention dans les cellules du commissariat du 3è arrondissement à Molyko, à la suite du mouvement d'humeur de trois jours organisé la semaine d'avant pour exiger le remboursement des 5.000frs de frais de cours d'informatique.
Selon des sources concordantes, la situation a tourné au vinaigre lorsque, aillaint assailli le commissariat du 3è arrondissement, l'officier de police de deuxieme grade Sani leur a intimé l'ordre de se disperser. Constatant l'entêtement des élèves, il a sorti son pistolet automatique, et à tirer à repétition en l'air. Ces tirs n'ayant pas causé aucun effet de frayeur chez le élèves, l'officier de police a piqué un coup de colère, et à ouvert le feu sur la foule, touchant fatalement le jeune Gaston Malah Yougong au coup. Dans la débandarde, les autres élèves et passants ont intervenu pour conduire la victime à l'hôpital régional annex de Buea.
C'est grâce à l'intervention musclé d'un détachement du Groupement mobile d'Intervention (GMI n°5), que ce commissariat n'a pa été reduit en cendre, les populations en furie ayant décidé de faire la peau à l'officier qui avait vite fait de lancer après son forfait "il a cherché, il a trouvé,... je les ai avertis". Quelques instant après, le délégué régional de la sûreté nationale Théophile Tocko est descendu sur les lieux pour prendre la mésure de la situation, et essayer de calmer les humeurs. Par ailleurs, ayant perdu assez de sang, la victime a été évacué à l'hôpital général de douala pour des soins intensifs.
Revenant sur les mobiles de ce mouvement d'humeur des élèves du lycée technique de Buea, ceux-ci se plaignent d'avoir contribué chacun la somme de 5.000 frs exigée par les responsables de létablissement pour les cours d'informatiques. cependant, dépuis le début de l'année, ils n'ont reçu aucun cours. C'est dont mardi le 02 mars dernier qu'il y a eu débordement.
Le proviseur, David Mbake Molua, n'avait alors pas pu maîtriser le soulèvement d'humeur de quelques élèves qui avaient décidé de porter tout haut les réclamations de leurs camarades.
Selon certaines sources proches de l'administration de cet établissement, environ 1.650 élèves sont régulièrement inscrits, et chacun d'eux a été tenu de payer les 5.000 frs exigibles pours les cours d'informatique introduits en 2009.
Mais pour sa part, le proviseur David Mbake Molua a plutôt pointé un doigt accusateur sur le prestataire des services informatiques. Il a d'ailleurs fait savoir que "voici la seconde année que nous avons eu un contrat avec Adcome, le prestataire des services. nous avons tout payé à Adcome, et je détiens les factures. j'admets que nous devons encore 90.000 frs, mais qui seropnt affectés qu compte de l'année prochaine.
En attendant, le sous-préfet de Buea Simon Kwemo a présidé une réunion de crise qui s'est tenue dans l'enceinte de cet établissement le 06 mars dernier en présence des parents d'élève, et du personnel. Au terme de cette rencontre, les parties se sont convenues que les parents doivent prendre des mésures pour pacifier leurs enfants, et les emmener à reprendre les classes avec sérénité.
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