Ils ont été appréhendés en possession de 400 espèces protégées
Par Pierre Alexis Kaptchoung
Le butin était constitué entre autre de plus de 400 pièces de gibier boucané de morceaux frais de gorille, de sanglier, de gros singes entiers, des crocodiles et pangolins vivant ou morts. Ces espèces sont protégées par la loi de 1994 portant sur la forêt et la faune. La saisie a eu lieu mardi dernier sur l’une des pistes qui relie les localités de Dimako, dans le Haut-Nyong et Bouam dans le Lom et Djerem. Pistes fréquentées essentiellement par les braconniers, selon les déclarations du chef de service régional de la Faune à la délégation régionale du Minfof pour l’Est, Oscar Tchuisseu qui a fait savoir que les fautifs se seraient ravitaillés dans la zone où était installée la société forestière Sebec.
En présentant la cargaison saisie avant de procéder à la vente aux enchères, le délégué régional des forêts et de la faune de l’Est, Bruno M’fou M’fou a annoncé que «les braconniers et exploitants illégaux des forêts à l’Est auront des moments durs en 2010». Car, selon lui, des opérations similaires seront multipliées.
Ceci grâce au renfort de la délégation régionale du Minfof en personnel et matériel roulant par le niveau central qui permet désormais à la brigade de contrôle de quadrier dans le même temps, deux départements le jour comme la nuit. Pour sa part, Raymond Poné, chef de brigade de contrôle à la délégation régionale de Minfof-Est a révélé que la croisade contre le braconnage et l’exploitation illégale des forêts «commence déjà à avoir des résultats positifs à l’Est», comme en témoignent les chiffres.
En 2009 par exemple, 2448 m3 de bois débité ont été saisis pour une recette de 29 millions de frs contre 2392 m3 saisis en 2008 pour une recette de 28 millions de frs. Idem pour les procès verbaux de saisi. En 2009, soutient-il, la délégation régionale a dressé seulement 25 procès-verbaux contre 36 en 2008.
Ceci démontre à en croire Raymond poné que les braconniers et les exploitants illégaux ont des plus en plus peur de pénétrer la forêt à cause de la répression musclée menée par les agents du Minfof.
Cependant relève le chef de brigade de contrôle, «la rébellion de certaines populations qui s’opposent par exemple à l’évacuation du matériel saisi (bois, viande, tronçonneuse) et la circulation facile de l’information notamment par téléphonie mobile contribue à 40% d’échec des opérations de lutte contre le braconnage et l’exploitation illégale des forêts.»© The Entrepreneur Newspaper 2010. All Rights Reserved . Follow The Entrepreneur News on Twitter. See Our Events in Face Book


Comments