Cet outil de recherche, financé par le Programme Global de Surveillance des infections émergentes (GEIS) du Centre de surveillance Sanitaire des Forces armées américaines (AFHSC) sera inauguré par l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun.
Par Pierre Alexis Kaptchouang
Jeudi 12 novembre 2009 marquera une tournure capitale pour la communauté scientifique de l’Université de Buea, qui verra ainsi s’ouvrir les portes du Laboratoire Des Maladies Infectieuses Emergentes (LEID), au cours d’une cérémonie placée sous le patronage de l’ambassadeur des Etats-Unis Janet Garvey, et qui sera marquée par la présence des ministres Jacques Fame Ndongo de l’Enseignement Supérieur et André Mama Fouda de la santé publique, ainsi que plusieurs diplomates.
Pour l’administrateur de ce laboratoire Dr. Lucy Mande Ndip, les activités de ce laboratoire scientifique ultramoderne rentrent dans le cadre de la mission du Département de la Défense américaine qui consiste à améliorer la capacité de la détection rapide des menaces des nouvelles maladies, ceci dans le but de réagir efficacement à y apporter des solutions.
Selon elle, le laboratoire de l’Université de Buea s’impliquera pleinement donc dans les recherches liées aux maladies d’origine virale comme la grippe aviaire et la grippe porcine, ainsi que plusieurs autres maladies virales comme l’« influenza H1N1 » déclarée cette année par l’OMS. Il s’agira concrètement de détecter leur présence sur le terrain, de suivre leur évolution et leur transformation, savoir combien de personnes en son infectées, et de mener une surveillance accrue.
Ce laboratoire, selon Dr. Lucy M. Ndip, contribuera donc à renforcer les efforts du gouvernement camerounais dans la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses. Elle a d’ailleurs tenu à ajouter que jusqu’ici, le centre pasteur était presque l’unique au Cameroun à s’atteler à cette étude, mais ces équipements à nos jours sont à la limite obsolètes. A ceci, Dr. Ndip a relevé les exigences d’un tel projet en termes de main d’œuvre qualifiée et expérimentée, d’équipements, ainsi que les moyens financiers.
D’où le bien fondé de cet outil que l’Université de Buea se voit acquérir grâce au concours du gouvernement américain à travers le Programme de Surveillance Global des Infections Emergentes (GEIS) du département de la défense. Ce laboratoire sera ouvert aux enseignants de l’Université de Buea désignés comme investigateurs, aux chercheurs mandatés, ainsi qu’aux étudiants.
C’est donc un instrument qui sera à la portée de toute la communauté scientifique, et est affilié à l’Unité de Recherche Médicale de l’armée américaine au Kenya (USAMRU-K), et financé par Le Programme de Surveillance Global Des infections Emergentes (GEIS) du Centre de Surveillance Sanitaire des Forces Armées Américaines (AFHSC).
Sa vision, selon Dr. Ndip Mande Lucy consiste essentiellement à traquer l’émergence de nouveaux pathogènes. Et pour se faire, ce Laboratoire, bâti sur 293 mètres carré, sera entretenu par une équipe de chercheurs qualifiée, ayant reçu une formation sur le bonnes pratiques en laboratoire (GLP), et une formation sur la sécurité au Laboratoire, organisée en octobre 2008 par des facilitateurs de l’Institut de sécurité des laboratoires des Etats-Unis.
Il est équipé des matériels scientifiques ultramodernes. Pour ce qui est de son entretien, son administrateur Dr. Ndip Lucy a relevé que des dispositions ont été prises pour une gestion efficiente des ressources mises çà la disposition des chercheurs, et que le GEIS financera en continu le projet. © The Entrepreneur Newspaper 2009. All Rights Reserved


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