Faisant le point sur les mesures prises par son gouvernement pour la sécurisation des villes cotières du pays, le premier ministre est revenu sur les grands projets de Bakassi et de Limbe.
par Pierre-Alexis Kaptchouang
Deux semaines après le spectaculaire braquage de Limbe, qui avait fait un mort, des bléssés graves par balles et trois banques pillées et la préfecture de Limbe vandalisée, tout ceci sous le regard impuissant des forces de l’ordre, le premier ministre Ephraim Inoni est revenu à la charge pour annoncer les mésures prises par son gouvernement depuis l’attaque des assaillants restés jusqu’ici inconnus. C’était à la faveur de la conférence conjointe des cinq sections RDPC du département du Fako qui s’est ténue à Muyuka samedi dernier avec la présence de plusieurs membres du gouvernement dont les ministre Elvis Ngolle Ngolle, Clobert Tchatat, Etoundi Ngoa, et le chancelier de l’ordre national Peter Mafany Musongue.
A cette occasion, le premier ministre s’était voulu clair quant aux disposition prises aprés l’attaque de Limbe. D’entrée, chief Ephraim Inoni a fait savoir que des enquêtes munitieuses sont en cours pour tracquer les auteurs et toutes personnes complices qui seront appellées à répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. Il a d’ailleurs avoué l’impuissance du dispositif de sécurité en veille ce jour face à ce qu’il a lui même qualifié de « assaillants fortement armés ».
Ainsi, le premier ministre a fait savoir qu’ils ont proposé au chef de l’Etat un certains nombre de mésures pour la sécurisation des villes de Douala, Limbe, Kribi et Idenau, avant de préciser qu’« Il faut une surveillance de nos cotes. Je crois que ce dossier avance bien et bientot nous pourrons repérer de loin les pirates qui avances vers nos cotes, et pour bien sécuriser les cotes ». Et pour ce faire, il a annoncé l’ accroissement de l’équipement des forces de l’ordre tout au long de la cote camerounaise, avant d’ajouter que « Immédiatement aprés ces attaques nous avons acheter des embarquations et à Limbe aujourd’hui il y a deux embarquations qui peuvent travailler au lieu d’attendre que douala envoie des embarquations à Limbe.
La même chose a été faite pour Kribi. Nous avons également proposé la création d’une brigade maritime à Limbe et Kribi, même à Douala pour renforcer les équipes. Et si vous voyez à Limbe, les équipes de la brigade et de la compagnie de Limbe ont été renforcées. Nous avons envoyé des gendarmes supplémentaires ; Au niveau de la police aussi nous avons envoyé des éléments supplémentaires et il y a une réorganisation en cours qui pourra aboutir à la création d’un commissariat central à Limbe, avec des commissariat d’arrondissement à mile four, mukundangue, et Bimbia ». Toutes ces mésures selon lui, sont en train d’être étudiées, et les premières propositions ont deja été faites au chef de l’Etat.
Par ailleurs, le premier ministre n’a pas pu se dérober des grands chantiers de Bakassi, avant d’annoncer le déarrage des travaux de construction de la route Mundemba-Isanguele-Akwa dont les travaux vont démarer dès le début de la saison sèche, et plus précisément à la mi-novembre. Il a en effet ajouté que les crédits nécéssaires pour le financement de ces travaux ont déja été recus, et les fonds de financement deja en place. Cependant, Ephraim Inoni a précisé que « nous attendons beaucoup de nos partenaires les français, les allemands, les anglais et les allemands qui ont promis nous aider.
Nous avons produits un livre qui récapitule les projets qui sont en cours, et ceux qui sont prévus dans la zone pour que ceux qui veulent nous aider puissent venir à notre aide pour accelerer ces projets ». Pour ce qui est des projets de construction du port de Limbe et du Limbe Shipyard, le premier ministre s’est voulu rassurant quant à la contunité des travaux. Il a en effet fait savoir que suite au mouvements connu par le chantier naval depuis l’éviction et l’interppellation de l’ancien directeur général Zacheus Forjidam, les partenair du projet du Shipyard de Limbe avaient adopté l’attitude « wait and see », ce qui a nécéssité l’envoit de plusieurs délégations pour les convaincre. Et au bout de ces négociations, ils ont accepté de reprendre les activités.
Quant au port de Limbe, le premier ministre a annoncé qu’il éffectuera un voyage un de ces jours en Korée pour rencontrer les deuc équipes koréennes qui lui ont deja signifié leur rapport indiquant qu’ils sont prêts por le début des travaux. L’occasion a aussi été donné a Inoni Ephraim d’annoncer la construction etb l’ouverture du CENAJES de Buea, d’une academy maritime à Limbe, ainsi que le bitumage des routes devant relier les grandes capitales départementales du Sud-ouest.
Malaise à la base.
La sortie politique du premier ministre Chief Ephraim Inoni à Muyuka que beaucoup ont perçu comme étant une autre test de popularité après la conférence des chefs traditionnels du Sud-ouest a donné l’occasion de voir au grand jour les malaises dont souffrent les sections RDPC du département d’origine du premier ministre. En effet, beaucoup de militants responsables des sections ont boycotté cette rencontre. Des grandes figures locales de ce parti, notament de la section RDPC Fako III n’ont pas éffectué le déplacement de Muyuka.
Approchés pour justifier les raisons de leur boycotte, ils ont fait savoir qu’il voulaient ainsi manifester contre l’approche des élites de Yaoundé qui, en violation des textes du parti, ont organisé cette rencontre qu’elles ont imposé à la base. En effet, le secrétaire général de la section RDPC Fako III s’est indigné de ce qu’il n’a été informé que à 48 heures de l’évènement, ceci avec la majorité des responsable de la section qui n’ont pas jugé nécéssaire d’effectuer le déplacement de Muyuka.
Ce qui s’est, selon certaines sources bien introduites, simplement greffé à une série de maux qui déchirent cette section, et plusieurs autres. Des problémes que Ephraim Inoni a reconnu, avant d’appeller ses camarades à la tolérence et au travail en équipe, dans « le stricte respect des textes et statuts du parti ». Il a d’ailleurs admis qu’au lendemain des échéances de renouvellement des organes de base du parti et de la sélection des candidats aux élections de juillet 2007, certains militants ont du être frustrés au terme de ces échéances parcequ’ils n’ont pas pu être sélectionnés.
Mais a t-il précisé, « je crois que le temps maintenant est à la reconciliation, et ceux qui avaient des ambitions peuvent oublier et continuer à travailler pour la prochaine fois. Il faut se pardonner, et il faut la reconciliation au sein du parti pour que nous puissions travailler ensemble ». Il a donc instruit aux présidents de section d’organiser des conférences de sections dans les plus bref délais pour résourdre les problèmes qui dêchirent leurs sections. © The Entrepreneur Newspaper 2008. All Rights Reserved


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