Alors que l’on s’attendait à une mobilisation tout azimut, certains responsables des sections et une bonne faction de militants ont préféré bouder pour exprimer leur mécontentement.
par Pierre-Alexis Kaptchouang
Selon des informations concordantes, la rencontre de Muyuka, qui aurait été initiée des mains de maitre par Dorothy L. Njeuma, recteur de l’Université de Yaoundé I, membre du bureau politique du RDPC et militante de base de la section RDPC du Fako III, visait à faire le record de mobilisation dans cette ville de Muyuka jadis connue comme étant le bastion du principal parti de l’opposition, le SDF. Et pour le faire, sur initiative de la présidente de l’organisation Dorothy Njeuma, au moins 15.000 militants y étaient attendus, soit au moins 100 par sous-section comme recommandé dans le Fako III.
Mais plutot, à l’esplanade de l’école publique réquise pour la circonstance, on pouvait à peine compter 3000 personnes, constituées pour l’éssentiel de la suite du premier ministre et son protocole, ainsi que celle de certains ministres présents, ainsi que des groupes de danses traditionnelles mobilisées pour la circonstance. Des sources dignes de foi ont mème relevé que pour faire foule, les organisateurs ont du mobiliser les associations du Fako à Yaoundé, et le recteur de l’université de Yaoundé I a mis certains agents en mission pour Muyuka, idemn pour la primature.
En effet, selon certaines sources bien renseignées, cette situation laissait ainsi percevoir les désaccords au sein des cinq section RDPC du Fako, département d’origine du premier ministre où il officie comme chef traditionnel du village de Bakingili. Il a été rapporté que certains cadre locaux des sections du parti tenaient ainsi à manifester leur mécontentement à cette initiative des élites.
En effet, parmi les absents du jour, celle du secrétaire général de la section RDPC du Fako III Pr. Victor Julius Ngoh, par ailleurs coseiller municipal à la mairie de Buea et Vice-recteur de l’Université de Buea a été fortement remarquable, aux cotés de son adjoint Ekema Patrick, 1er adjoint au maire de Buea, et plus de la majorité des membres du bureau de cette section, ainsi que certains présidents de sous-sections. La situation n’étaient pas unique à Fako III.
Rencontré à la fin de la cérémonie de Muyuka, le Pr. Victor Julius Ngoh a justifié leur absence par ce qu’ils ont considéré comme étant la violation des textes du RDPC par les élites de Yaounde qui, d’aprês leur interpretation, ont organisé cette rencontre qui devrait ètre faite par la base, et l’ont imposé aux structures locales du parti qui sont les sections et les sous/sections. Une thése soutenu par le 1er adjoint au maire de Buea Patrick Ekema qui a fait savoir que « ce sont les sections qui devaient initier cette renconte, et non les élites ».
Victor Ngoh a relevé pour s’inddigner que « A un certain niveau si vous êtes membre d'un parti politique ou d'une association au sein de laquelle vous occupez de hautes fonctions, il y a des choses que vous devez savoir ! Et si sans vous en avoir préalablement informé, on se lève un matin pour ne vous dit pas annoncer qu'il faut aller à Muyuka pour faire telle ou telle chose, je ne m'aligne pas. Il faut quand même un minimum de respect ! ». Selon lui, c’est lke secrétaire général qui est le responsable administratif, et comme tel, il devrait au moins ètre au courrant à temps pour ce qui se préparait. Cependant, on apprendra par la suite que ceci n’était qu’une épusode en plus dans la crise qui déchire cette section dont la gestion du président Mbella Moki Charles, par ailleurs maire de la commune de Buea, serait fortement contestée.
Celui-ci, d’après des informations fiables, n’aurait pas jugé nécéssaire d’informer ses collaborateurs à temps, et n’aurait tenter de les associer qu’à 48 hrs de l’évènement, une façon pour lui de les pénaliser. Le secrétaire général que nous avons rencontré a d’éilleurs confirmé ceci, avant d’ajouter que ce n’ent que jeudi le 09 octobre, alors qu’il se rendait à yaoundé, qu’un militant l’a appelé pour lui en parler. Cependant, il a tenu a préciser que «S'il y a un problème, nous allons nous asseoir pour y apporter solution au lieu de l'exposer au public ».
Par ailleurs, parlant des crises au sein des sections du Fako, le premier ministre Ephraim Inoni à reconnu qu’au lendemain des échéances de renouvellement des organes de base du parti et de la sélection des candidats aux élections de juillet 2007, certains militants ont du être frustrés au terme de ces échéances parcequ’ils n’ont pas pu être sélectionnés. Mais a t-il précisé, « je crois que le temps maintenant est à la reconciliation, et ceux qui avaient des ambitions peuvent oublier et continuer à travailler pour la prochaine fois.
Il faut se pardonner, et il faut la reconciliation au sein du parti pour que nous puissions travailler ensemble ». Il a donc instruit aux présidents de section d’organiser des conférences de sections dans les plus bref délais pour résourdre les problèmes qui dêchirent leurs sections. Cependant, il a appellé ses camarades à la tolérence et au travail en équipe, avant de demandé que tous doit se passer dans « le stricte respect des textes et statuts du parti ». En attendant, les militants n’ont pas manqué d’exprimer qu’ils attendent de voir le dénouement de la crise entre les responsables des sections.
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