Un besoin que le délégué provincial de l’éducation de Base pour le sud-ouest a qualifié de nécéssité urgente, lors de la célébration de la journée des enseignants.
par Pierre-Alexis Kaptchouang
Les enseignants de la provinces du Sud-ouest se sont joints au reste du monde pour célébrer le 05 Octobre, journée reservée par la communauté internationale pour rendre hommage aux ”batisseurs des nations”. Une célébration qui s’est déroulée à Buea, pendant une semaine d’intenses acivités, allant des conférences – débats sur le thème de la célébration portant sur ”les droits et obligations de l’enseignant pour une éducation de qualité”, aux activités sportives. C’est par une mobilisation à la place des fêtes de Buea qu’ils ont tenu à marquer l’apothéose de cette célébration.
Ainsi, enseignants de tous les ordre, Minedub, Minesec et Minefop se sont retrouvés autours des responsables pour faire le point sur la situation de l’enseignant à l’heure de cette célébration. Revenant sur le thème de cette 15ème édition, le délégué provincial du Minedub Njika Joseph, s’adressant au nom de ses pairs du Minesec Ngundu Francis Mokomba et du Minefop Georges Foretia a attirer l’attention de ses collègues sur le fait que ”un enseignement de qualité conduit les enfants à une meilleure citoyenneté”.
Parlant des conditions de travail des enseignants, il a relever pour le defendre, le cri constant des syndicats des enseignants qui revendiquent hardement le statut particulier de ce corps. Njika Joseph a en effet conclu à ce sujet que ”le fameux statut des enseignants et son texte d’application longtemps attendu qui tardent toujours à venir, et qui pourtant, serait d’un très grand attout pour les enseignants”, mais a inviter ses collègues à faire preuve de patience.
Remarquant que le salaire des enseignants dans la majorité des cas ne réflète pas le travail qu’il abat, il a évoqué le cas des nouveaux enseignants qui passent des mois sans salaire. Par ailleurs, l’occasion lui a ainsi été donnée de fustiger les mauvaises pratiques et les brebis galeux qui mettent en péril la qualité de l’éducation au Cameroun, notament ”ceux des enseignants qui ont abandonné les salles de classe pour se retrouver pour certains à l’étranger mais qui continuent à percevoir les salaires, ceux qui préfèrent suivre plutêt les affaires au détriment des enfants abandonnés dans les salles de classe, qui se livrent à l’extorsion de fonds des enfants, qui ne prérent pas leurs leçons, et ceux qui se démarquent négativement par des actes immoraux, allant parfois jusqu’aux harcellement des jeunes élèves”.
Le conseiller aux affaires culturelles de la province Edwin Nkenya Ngwana représentant le gouverneur, a invité les enseignants à faire usage de toutes les ressources à leur dispositionpour l’amélioration de la qualité de l’éducation.
Il leur a par la suite demandé de combattre toute forme de pratiques égoistes et anti-prossistes comme les lutte internes, le tribalisme ou régionalisme, le sacrifice de sa conscience pour les intérêts personnels, avant de les exhorter à cultiver plutot un esprit de collaboration, ainsi que la recherche de la vérité et de l’excellence. Par ailleurs, un absent de marque noté ici étaient les enseignants du supérieur.
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