Le chef de secteur des douanes pour le Sud-Ouest revient sur les dispositions prisent pour combattre la contrebande et les autres formes de trafic dans cette province, et fait ressortir les difficultés de ce combats.
- Ces opérations remettent sur la table le problème de sécurisation des frontières et autres voies d’accès. Et nous savons que la province du Sud-ouest partage une bonne frontière terrestre et maritime avec certains pays voisins. Quelles sont les dispositions qui sont prises à votre niveau pour assurer que les pratiques de ce genre et autres formes de contrebande cessent de passer par là ?
- Lors de sa récente visite ici, la directrice générale des douanes a procédé au lancement des activités de l’unité navale des douanes de Limbe qui disposent de trios embarcations très performantes avec six moteurs. Avec ceci, nous serons désormais présents en mer, sachant que nous avons une façade maritime allant du fleuve Mungo jusqu’à l’embouchure de Rio Del Rey au niveau de Bakassi. C’est donc une longue frontière que nous partageons avec la république voisine du Nigeria, et la guinée équatoriale qui constituent des points de départ des marchandises de contrebande. Pour ce qui est des patrouilles terrestres, malgré la modicité des moyens, nous avons un personnel suffisamment motivé pour pouvoir s’attaquer au mal et le combattre. Nous ne prétendons pas avoir la solution idoine au problème. C’est un combat de longue haleine et nous sommes conscients qu’il y a encore des progrès à faire.
- - le rôle des populations dans cette lutte? Et les autres difficultés majeures que vous rencontrez dans cette lutte contre la contrebande et autres formes de trafics?
- Je ne sais pas si vous avez déjà vu des populations qui ne collaborent pas avec les contrebandiers. Il n’y en a pas. Les contrebandiers vivent parmi les populations, et ils sont quelques fois auprès de ces populations comme des modèles. Ils sont considérés comme des héros. Voila les difficultés. Il faut le comprendre, les populations n’ont jamais été prêtes à dénoncer les contrebandiers. Les difficultés sont réelles et énormes, et il faut maintenir le personnel en état d’alerte. Ce qui n’est vraiment pas simple. Le fait c’est que les services techniques pour lesquels nous sommes charges d’appliquer leurs réglementations, et appelés à les accompagner dans l’application des textes en vigueur ne sont pas toujours là quant il faut ou bien là où il faut. On se rend donc compte que pendant que nous avançons d’un pas, on se rend compte que ces administrations reculent de deux pas. Je ne veux pas rentrer dans les détails.


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