Par S.O.O et Joël MAMAN
Cette question était au cœur d’une conférence donnée vendredi dernier sous l’égide du Comité de compétitivité à l’ENAM. Renforcer la capacité de production dans le secteur privé, pour davantage inciter la compétitivité à l’avantage du consommateur. Une motivation pertinente qui justifie le sens accordé à la conférence tenue vendredi dernier au grand amphi de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature de Yaoundé (ENAM).
Thème développé par Lucien Sanzouangou, secrétaire permanent du secrétariat technique du Comité de compétitivité : « Le rôle de l’administration et de l’agent public dans la stratégie de la croissance impulsée par le secteur privé ».
Ont répondu présents à ladite conférence, les élèves de l’ENAM – eux-mêmes futurs cadres et agents publics – et les acteurs du secteur privé de l’économie camerounaise. Selon le conférencier, à la faveur de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE par le Cameroun, le gouvernement a engagé une action politique ayant pour objectif de capitaliser les retombées de cette nouvelle donne économique.
Dans ce sens, l’Etat s’est investi dans son devoir de mettre en place les conditions d’une croissance rapide sur la diversification de l’économie encore largement dépendante de la production pétrolière. Comme pour donner raison à l’orateur, les derniers indicateurs de pauvreté, notamment celui de l’indice de développement humain du PNUD, classe le Cameroun au 144e rang en 2006 et 2007, sur 177 pays dans le monde. Les analyses indiquent que l’investissement reste encore très faible.
Dans le domaine de la téléphonie par exemple, le taux d’investissement plafonne depuis 2001 autour de 18% du PIB dont 2% pour le public et 16 % pour le privé. Il ressort de ces différents faits que le rôle de l’administration publique et des agents publics dans la stratégie de la croissance reste un enjeu majeur pour le développement du Cameroun. Ces commis sont en effet la vitrine du pays pour les éventuels investisseurs étrangers. De Sanzouangou, on apprendra en outre qu’ils doivent être bien formés, conscients et incorruptibles face aux investisseurs.
Face à cette position, les participants à la conférence ne pouvaient qu’être unanimes. Schouel Dominique, élève administrateur du travail trouve qu’une révision des attitudes et des mauvaises habitudes est nécessaire, « dans la mesure où en tant que piliers de l’administration, nous avons le devoir de rendre la tâche facile au secteur privé en fournissant aux opérateurs des informations attendues pour une compétitivité saine et bénéfique pour tous ».
Certaines de ces facilités sont déjà effectives. Il appartient au secteur privé de s’ajuster à la nouvelle donne économique pour profiter au mieux de ces opportunités. //Cameroon Tribune


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