Entrevue entre Pierre-Alexis Kaptchouang et Professeur Vincent Titanji, Le Vice-Chancellor de l'université de Buea
Rendu à la fin de l’année académique 2007/2008 qui a été marquée par la rupture de la tradition des grèves des étudiants, le recteur de cette institution fait le point sur le déroulement de cette année dans son institution...."Je relève pour le déplorer ici les deux grèves que de 2005 et 2006 qui ont secoué l’institution. Mais à mon sens, je crois que depuis quelques temps, nous sommes dans un processus d’assainissement. Le climat social s’est considérablement amélioré, le dialogue entre les différentes composantes a été renforcé..."
Pouvez-vous faire le point sur la situation socio académique de votre institution à nos jours ? L’année qui vient de s’achever a été paisible et très fructueuse. Pendant le dernier conseil d’université, j’ai eu a remercier mes collaborateurs dans l’administration de l’université, mes collègues enseignants, les étudiants et le personnel d’appui pour le sens élevé du travail qu’ils ont manifesté et qui nous a permis de franchir la ligne d’arrivée sans aucun problème. Actuellement nous sommes en congé et il y a un service de permanence qui prépare la rentrée qui est déjà imminente. Les prés inscriptions, les examens de rattrapage et par la suite les cours vont commencé. Le calendrier pour la prochaine année a d’ailleurs été établi.
Quels sont les problèmes majeurs et les grandes difficultés auxquels vous avez fait face au cours de l’année ? Il faut dire que cette année, les universités d’Etat sont rentrées en plein dans le système LMD. Ce mode d’enseignement pour le supérieur a aussi commencé à l’université de Buea pour les cycles de licence et de masters. Bel et bien que l’université de Buea avait un système qui était à 80% similaire au LMD, il y avait des ajustements à faire d’une manière qualitative. Tout cela a initié beaucoup de travail. Vous savez que les universités se plaignent souvent des subventions et je ne suis pas le premier à le dire, il est vrai que l’Etat nous a donné le budget ; Mais, la crise économique étant, la réalisation de ce budget est retardée. Il y avait aussi le problème d’enseignant, mais le gouvernement à accordé à l’université de Buea d’en recruter 85 nouveaux. Et vous savez que ce n’est pas facile de trouver des personnes qualifiées, des docteurs et autres. C’était un chantier très difficile, et nous avons réussi collectivement avec méthode, et selon la rigueur, et peut-être une quarantaine de ces enseignants a pris service ; D’autres suivront.
L’université de Buea a longtemps été reconnu comme étant « The place to be ». Mais depuis un certain temps, les habitués de ce campus remarque la recrudescence de certains maux dont le problème de discipline, des comportements évasifs des étudiants sur le campus, et surtout le problème de marchandage de note dans les amphi, de nature à décrédibiliser votre institution. Quelle est votre réaction ? C’est bien que vous soyez venus en parler avec nous parce que la description de l’Université de Buéa que vous venez de faire n’est pas celle que nous vivons au quotidien. Je relève pour le déplorer ici les deux grèves que de 2005 et 2006 qui ont secoué l’institution. Mais à mon sens, je crois que depuis quelques temps, nous sommes dans un processus d’assainissement. Le climat social s’est considérablement amélioré, le dialogue entre les différentes composantes a été renforcé. Par ailleurs, vous avez évoqué la question de fraude à l’université de Buea. Je crois que ce n’est pas quelque chose qui est unique à l’université de Buea. Mais ce qui est bien est qu’il y a un système assez rigoureux de surveillance, et chaque fois que des cas sont observés, les étudiants concernés sont traduits devant le conseil de discipline où des sanctions leurs sont infligées selon la réglementation, et c’est peut-être parce que nous sommes très efficients comme institution à pouvoir détecter ces mauvaises pratiques que l’on pense que l’université a beaucoup de problème. Mais là encore je peux vous dire que les cas d’irrégularités dans les examens a considérablement réduit. Ceci attribué à la sensibilisation et à la vigilance du corps enseignant.
Depuis plus de deux ans, votre institution est fortement engagée dans la lutte contre l’utilisation des faux diplômes ainsi que les diplômes falsifiés. Quel bilan pouvez-vous faire de ce combat ? Je dois dire que dans une certaine mesure, l’université de Buea est un peu victime de son succès. En effet depuis les quinze années de son existence, une tradition d’excellence a été construite à laquelle la plus grande majorité d’enseignants et des administrateurs adhèrent avec beaucoup de passion pour ne pas dire scrupuleusement. Et cela fait que tout le monde veut un diplôme de cette université. Et lorsqu’il ne peut pas l’obtenir puisque c’est difficile de franchir, il rentre dans toutes sorte de falsification. Je peux vous confirmer que le nombre de cas de faux demande a considérablement baissé par rapport à ce qu’on enregistrait il y a de cela deux ans, parce que l’université a des mesures de sécuriser et surtout d’informer rapidement tous les utilisateurs de l’authenticité d’un diplôme présumer de Buea. Je saisis cette opportunité pour inviter toute personne désireuse d’employer nos étudiants de rapidement nous saisir pour confirmer l’authenticité de ce diplôme. Je crois qu’avec cela on ne va plus se tromper et on va mettre les malfaiteurs en difficulté.
Votre message à l’endroit de vos collaborateurs enseignants, et étudiants, et surtout à ceux des jeunes diplômés du GCE « A » Level qui voudraient continuer à l’université de Buea ? Mon message est un mot d’encouragement d’abord à tous mes collaborateurs et aux étudiants [parce que les propos que vous avez tenus au commencement de cette interview sont des propos qui peuvent ternir l’image de l’institution. Je les invite de rester calme.] Leur institution est en bonne voie ; tout est fait dans la légalité, dans la transparence. Aux étudiants qui veulent venir à l’université de Buea, je leur dis que nous offrons plus de 70 filières de formation tant classique que professionnelle, dans les cycles de licence, de master et de doctorat. Ils peuvent s’informer à partir de notre site web et des posters que nous avons affichés partout, et nous les attendons pour les accueillir et pour travailler ensemble au service de notre cher pays.
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Hi , i am a cameroonian i would like to know if the UB has as field of study banque monnaie et finance international.Also the date for the registration in the master in banking and finance for 2010-2011.Is there any competition for the entrance? What are requirements to be register?
Thanks for your kind attention and consideration
Posted by: Solange Ouahouo | November 06, 2010 at 10:56 AM