Installant André Théophile Tocko dans ses fonctions, le délégué général à la sureté nationale (DGSN) Alain Edgar Mebe Ngo’o lui a recommandé détermination, rigueur, diplomacie et beaucoup de tact
Par Pierre-Alexis Kaptchouang
Le Sud-ouest est l’une des provinces du Cameroun qui partagent une grande frontière avec les certains pays voisins, notamment, le Nigéria et la guinée –équatoriale. Ce qui, naturellement,l’expose à la recrudescence des crimes transfrontaliers tels le traffic des stupéfiants et des enfants, la contrebande, les mouvements des criminels de par et d’autre des frontières, le traffic d’armes et l’immigration clandestine; Tout ceci à cause de la porosité des frontières. A ceci s’ajoute la situation dans la zone de Bakassi où l’insécurité reste considérable malgré la retrocession totale de la péninsule au Cameroun.
C’est donc dans ce contexte que le DGSN, Edgar Alain Mege Ngo’o a présidé la cérémonie d’installation du nouveau délégué provincial à la sureté nationale pour le Sud-Ouest. Une cérémonie qui s’est déroulée sous une pluie battante, en présence des personnalités administratives, militaires, traditionnelles et politiques de la province.
Cette aoccasion a ainsi donné au patron de la police de rappeler la particularité de cette province assez sensible sur les plans politiques, économique, et surtout sécuritaire, avant de demander au nouveau délégué de déployer tous les moyens policiers nécéssaires pour assurer la sécurité et la protection des industries de cette région.
Etant donné la complexité de cette fonction, Edgar Alain Mebe Ngo’o a prescrit au commissaire divisionnaire André Théophile Tocko, détermination, rigueur, diplomacie et beaucoup de tact afin de faire du Sud-ouest un paradis de paix et de sécurité où tous les citoyens pourront bénéficier des potentiels énormes qu’elle offre sans aucune crainte. Le nouveau délégué devra donc s’attaquer sur de vastes chantiers parmi lesquels les attaques et les agressions à mains armées, le scambriolages en résidence et autres lieux publics, les meutres et les traffics de toutes formes.
A 54 ans, marié et père de quatre enfants, le commissaire divisionnaire André Théophile Tocko est titulaire d’une maitrise des droits des affaires, et diplomé de l’école supérieure de police de Yaoundé d’où il est sorti en 1983 comme commissaire de police.
Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dont le tout dernier avant sa nomination était à l’inspection générale à la sureté nationale où il servait comme inspecteur, cummulativement avec ses fonctions de sous-directeur des affaires administratives. Il remplace à ce poste le commissaire divisionnaire Dahirou Hayatou, dont le travail abattu pendant les 22 mois passés à Buea lui ont valu une promition au poste d’inspecteur général n*5 à la DGSN, et une élévation au rang d’officier de l’ordre national de la valeur, décoration qui lui a été décernée par E.A Mebe Ngo’o.
Assainir la police
Cette cérémonie de prise de commandement du nouveau délégué provincial de la dureté national a donné l’occasion au DGSN de faiure le point sur l’état de santé de ce corps dont les égarrements de certains éléments laisse percevoir un décadence en son sein. Edgar Alain Mebe Ngo’o a ainsi demandé au C.D Tocko d’user de tous ses pouvoirs pour « combattre énergiquement l’indiscipline, la corruption, et tout autre actes de nature à ternir l’image de la police, et surtout de manager ses éléments avec beaucoup de rigueur ».
C’est d’ailleurs cette question de discipline au sein de ce corps qui a meublé la séance de travail qui s’est tenue au CEFAM après la place des fêtes, entre le patron de la police, les responsables provinciaux, et toutes les autres parties actives de la scène publique.
Dans son propos introductif, Mebe Ngo’o est revenu sur les sanctions infligées ces derniers temps à certains gradés de la police, et qui sont fortement médiatisées. Pour expliquer la raison d’être de cette initiative, Mebe Ngo’o a fait savoir à ses collaborateurs que « seule une police disciplinée peut être éfficace,... ces sanctions médiatisées n’ont pas pour but de frustrer les policiers, mais sont plutot un appel à la conscientisation et à plus de responsabilité pour les éléments ».
Il a martelé par la suite que « la police doit faire le travail pour laquelle elle a été créée, ... nous ne sommes pas là pour térroriser les populations ». Par ailleurs, il a admis que sur les 17000 fonctionnaires environ que compte la police, une poignée se démarque négativement, et pat conséquent, « nous sommes dans l’obligation de sanctionner ».
Il a par ailleurs solliciter la collaboration de tous et des populations en partculier pour assister la poilice dans la lutte contre la criminalité et l’insécurité, avant d’annoncer le lancement dans les prochains jours d’une équipe des E.S.I.R à Buea pour, selon lui, « repondre aux appels de détresse formulés par les populations ».
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