Par Léopold Ngodji à Yaoundé
C’est sur une initiative du réseau des 22 pays francophones et lusophones des pays africains éligibles à l’AGOA, sous le nom de AGOA.NET, que s’est tenue la 2eme édition de la table ronde AGOA.NET le 9 au 13 octobre 2006 à Yaoundé et à Douala. Sous le thème « Les stratégies de développement industriel des pays africains au Sud du Sahara à travers l’AGOA.NET », cette 2e édition vient après les assises de Bamako de l’an dernier.
La présidente de AGOA.NET Cameroun a, lors des cérémonies d’ouverture du 9 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé souligné que « c’est un truisme de dire que le travail en réseau, en synergie est le passage vers le développement des pays africains. La tripartie secteur public, secteur privé et société civile, a-t-elle dit,se positionne comme la clé du succès ». une cérémonie courue avec la participation des pays comme le Bénin, le Sénégal, le Cap Vert,le Burkina Faso, la Mozambique ,l’Angola, le Gabon,le mali ,le Tchad, la RDC …La présence du chargé d’affaire de l’ambassade des États-Unis,de l’ancien ministre de l’agriculture américain John Block ,des responsables des entreprises américaines qui ont chaque fois demandé l’exploitation à fond des opportunités qu’offre l’AGOA à une Afrique où le niveau de développement est le plus préoccupant. L’autre présence remarquable et significative fut celle de plus de 10 membres de gouvernement avec le ministre du commerce, Luc Magloire Atangana, représentant personnel du premier ministre. Dans son discours d’ouverture, on a vu un Luc Magloire élucidant avec aisance la politique économique du Cameroun après l’atteinte du point d’achèvement. « La promotion du secteur privé, le renforcement de capacité de développement des Pme, la promotion de partenariat Etat secteur privé, la transparence avec la lutte contre la corruption, le respect des doits des travailleurs, l’accélération du développement du social avec la création de l’emploi, un meilleur management des finances publiques, la promotion de l’entreprenariat féminin… »Sont, selon le ministre, les objectifs majeures du Cameroun après l’atteinte d’un Point d’Achèvement douloureuse.
Dans les stands installés au Palais de Congrès pour la circonstance, beaucoup d’attentes avec la Coopérative des Artisans Producteurs de la province de l’Extrême Nord où Cécile Ebo Bissé, spécialiste nationale en artisanat et en activités génératrices de revenues au projet de réduction de la pauvreté en faveur des femmes de l’Extrême Nord, précise leur objectif ; « promotion de la miro entreprise locale, auto emploi ». Une coopérative productrice de matières à base du coton, des calebasses, des cornes de bœufs, de cuir… « La recherche des partenaires et d’un circuit de commercialisation. Il est question aussi, a-t-elle évoqué, qu’en découvrant nos produits, qu’on essaye de nous évaluer sur le plan technique et technologique…renforcer nos capacités en terme d’activité générique technique ». Anastasie Obama de l’Alliance, Femmes de la Petite et Moyenne Entreprise affirme qu’elles font dans « le textile, le séchage des fruits et légumes…Un groupe de plus d’une centaine de femmes recherchant un soutien de l’AGOA en équipement et appareils de séchage ».
Des faits et des chiffres.
L’African Growth and Opportunity Act ou la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) fut votée par le Congrès américain en 2000 et a été révisée de deux fois déjà. Une loi qui a beaucoup contribué à accentuer les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et les pays africains concernés. L’AGOA prévoit l’entrée franchise de douane aux États-Unis de près de 6.400 produits (le textile par exemple en provenance de l’Afrique).
Avec le soutien des pays africains dans la lutte contre le terrorisme par exemple, l’Afrique espère avoir un accès élargi au marché américain pour ses produits. D’ailleurs, le président américain, Georges W. Bush, en 2003 en Afrique, a renouvelé les préférences commerciales accordées à l’exportation vers les États-Unis des pays de l’Afrique Sub-sahariens sur le régime de l’AGOA. Une loi qui cours jusqu’en 2015 depuis le vote, à l’unanimité, des sénateurs américains. Dès lors, les pays éligibles à l’AGOA voient leurs produits exonorés des taxes douanières, le renforcement des structures dans le domaine de l’exportation, surtout que dans ses objectifs, l’AGOA encourage la croissance des nouveaux secteurs de l’économie en Afrique Sub-saharienne.
Déjà 6 ans, les échanges entre les Etats-Unis et les pays concernés ont augmenté de 115% avec 98% de toutes les importations des Etats-Unis en provenance de l’Afrique qui entraient en franchise de douane. Egalement, en dehors d’un accroissement des échanges pétroliers, les autres secteurs ont diminué de 16% en 2005 malgré la monté des exportations américaines (jouets, produits chimiques et électroniques, fleurs coupées...) vers l’Afrique.
Qu’est ce qui ne va pas ? Manque d’unités de production et de transformation, barrières linguistiques, absence de cadres de réflexion, problèmes d’éducation et de formation sont, malheureusement, les pesanteurs de ce programme en Afrique. Par exemple, les Pme, bases de l’économie américaine, dorment encore en Afrique avec les 2/3 des sociétés non structurées. C’est pourquoi les États-Unis consacrent en 2005, plus de 199.000.000 $ et créent 04 centres de commerce au Kenya, Nigeria, Ghana et au Sénégal. L’autre loi sur l’aide aux Pme est née, avec la sous commission des affaires africaines du Congrès, et vise l’amélioration des mesures pour permettre aux banques africaines d’accorder les prêts aux Pme africaines d’exporter sur le marché américain ; une assistance technique aux Pme, une protection de la propriété industrielle dans le domaine agricole, pharmaceutique, spectacles ; un accroissement des recherches agricoles ; un renforcement des moyens des créateurs d’entreprises.
L’ouverture d’un centre d’information au Nigeria où le personnel des Pme peut s’initier aux TIC, s’informer sur les moyens de financement et suivre une formation est récente. Un modèle de guichet unique ! Ne pas lister les critères d’éligibilité à l’AGOA (Etat de droit, libre –échange, compétitivité, protection des droits des travailleurs, politique économique successible de réduire la pauvreté, gouvernance…) serait regrettable ! Non.
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Qu’est ce qui ne va pas ?
je pense que la loi AGOA est venue pour aider les pays africains qui savent tirer profil de l'ouverture douannière faite par les Etats Unis.
par exemple jai vu sur le google un site purement African qui reference les entreprises
des pays eligibles à AGOA par secteurs d'activités mais le hic est que le portail n'est pas connu des pays de la zone AGOA.
c'est même par ce site que jai su que la mauritanie venais d'être membre de L'AGOA...
Posted by: Kamara bangaly | October 11, 2007 at 08:19 AM
je crois que le http://www.agoa-businessmarket.com est connu mais pas assez et en plus il n'a pas encore un an.
Posted by: Ismap diop | October 11, 2007 at 08:23 AM